Aujourd'hui, pour changer, un peu de poésie, avec une composition qui se fait l'hymne du skyblogueur moyen et vomitif. Ce poème, qui respecte au mieux les règles formelles, s'intitule "Lâche tes comms". En espérant que les alexandrins ne vous incommodent pas.
Lâche tes comms
Je suis le skyblogueur triste et insignifiant
J'expose mes amis, mes goûts vestimentaires
Sur le vaste internet où d'un ton trop confiant
Je mendie au lecteur des gentils commentaires
Que peut-on dire hélas de ma vie insipide ?
Moi qui, grégaire, allai me fabriquer un blog
Pour y surexposer mon âme trop limpide
Que putréfie encor de la toile le smog
Je zigzague, il est vrai, entre différents thèmes
Moi, mes amis, mes goûts, admire ce slalom,
Et s'il te plaît lecteur montre moi que tu m'aimes
Lâche tes comms.
Prédestiné à rien, voué à pas grand chose
Moi que le dieu Skyblog a appelé à lui
Je me convainc que mon destin n'est pas morose
Que je sors du troupeau, que j'échappe à l'ennui
Je te tends ma sébile et je rampe à tes pieds
Commente la façade amère de moi-même
Je mettrai ton skyblog parmi mes préférés
Mais ne m'ignore pas, ce serait le blasphème !
Photos de moi que je prends avec mon portable
Et clichés rigolos vus sur humour.com
Dis-moi, lecteur, que tu trouves ça admirable
Lâche tes comms.
Et voici mes amis, revoici mon faciès
Et la présentation d'une star adulée
Et voici un poème en langage SMS
Dont l'orthographe hideuse irrite la cornée
Les points d'exclamation se promènent par trente
Les mots sont en couleur, rose, vert, jaune et bleu
Trop de pages, ma foi, trop inintéressantes
Trop d'articles basés sur deux photos, au mieux.
Et pourtant je pourrais changer un peu de disque
Réfléchir, et causer un interne malstrom
Mais lecteur, même si je ne prends pas de risque
Lâche tes comms.
Moi le cyber-mendiant et toi le cybernaute
Je t'offre mon destin, tu peux le commenter
Peu importe, au final, le message de l'hôte
Tant qu'il y a message, on peut me contenter
Tous les coups sont permis pour causer la remarque
J'apostrophe à tous vents mon ami le lecteur
Tel le bouffon qui doit amuser son monarque
Et qui doit la survie à son roi bienfaiteur
Ainsi le commentaire est le vin qui m'enivre
Ce qui me tient vivant, ma drogue, mon opium
Alors lecteur, pitié, permets-moi de survivre
Lâche tes comms.
Ô stérile fatum, je cherche mon étoile
Si le sens de ma vie est mon code d'accès
Commente-moi un peu, moi qui pourris la toile
Pour croire que mon blog aura eu du succès
Après mon dernier clic, ayant quitté la terre
Quand mort je passerai ce tunnel dévorant
Au bout, j'apercevrai cette blanche lumière
Me guidant comme la lueur de mon écran
Laissant derrière moi ce blog en témoignage
Cette page du web, comme un mémorandum
Au pied duquel tu peux déposer un hommage
Lâche tes comms.
Glützenbaum, novembre 2008.
À bientôt.
8 novembre 2008
31 octobre 2008
Sur le quai
Bonsoir les gens !
N'ayant relativement pas beaucoup de temps (huhu) pour moi ces derniers temps, je vous largue à la va-vite une nouvelle "bande mal dessinée" sur une anecdote pas très anecdotique de la semaine dernière.
L'histoire, comme son nom l'indique, se déroule sur un quai de gare où j'attendais un train (si si, je vous jure).

Tout ceux qui en étaient arrivés à la même conclusion que moi gagnent un auto-portrait de moi dessiné avec une branche de sapin trempée dans l'encre de Chine !
À bientôt pour du sérieux, du concret, du consistant, en essayant peut-être d'être plus régulier (faites comme si je n'avais rien dit).
Bonsoir.
N'ayant relativement pas beaucoup de temps (huhu) pour moi ces derniers temps, je vous largue à la va-vite une nouvelle "bande mal dessinée" sur une anecdote pas très anecdotique de la semaine dernière.
L'histoire, comme son nom l'indique, se déroule sur un quai de gare où j'attendais un train (si si, je vous jure).
Tout ceux qui en étaient arrivés à la même conclusion que moi gagnent un auto-portrait de moi dessiné avec une branche de sapin trempée dans l'encre de Chine !
À bientôt pour du sérieux, du concret, du consistant, en essayant peut-être d'être plus régulier (faites comme si je n'avais rien dit).
Bonsoir.
21 octobre 2008
La déception
Messieurs,
C'est la main courbée par la déception que je saisis ce clavier d'ordinateur pour vous écrire ces quelques lignes que je suis en train d'écrire. On vous connait depuis quelques temps sous l'acronyme CERN, c'est-à-dire Centre Européen de Recherche Nucléaire pour les intimes. Votre métier consiste à regarder des morceaux d'atomes, à les faire cuire, les chatouiller et les peindre en bleu pour voir comment ils réagissent, et ainsi faire avancer la science, on ne sait pas vraiment où, mais la faire avancer quand même.
Or vos expérimentations vous ont menés à une nouvelle expérience : prendre une particule, la faire courir très très vite, et ensuite en prendre une autre et la faire courir aussi vite que l'autre mais dans l'autre sens. Les deux particules se rentrent dedans et théoriquement l'énergie produite crée d'autres particules. Cependant, en pratique, il est prouvé que la collision ne crée pas de l'énergie mais la fin du monde (pour une raison qui demande des connaissances trop élevées en physique pour que quelqu'un ait une chance de la comprendre une fois dans sa vie ou simplement pour qu'il croie l'avoir comprise). Les médias, en tout cas, même s'ils n'ont pas compris pourquoi, ont très bien compris que la fin du monde était proche et l'ont écrit à plusieurs reprises en grosses lettres à la une de leurs journaux. Seulement voilà, le jour où tout le monde s'attendait à ce que tout sombrât dans le néant, il ne s'est rien passé.
On nous a alors expliqué que pour l'instant on n'avait fait courir qu'une seule particule et que l'autre ne viendrait qu'un mois après. Bon, soit. La date en question devait tomber pendant que j'étais en camp à Rome avec ma classe de latin. Je pars l'esprit léger, et quand je reviens, qu'est-ce que je constate ? Rien n'a changé, le monde est toujours là.
De qui se moque-t-on, messieurs ? Un délai d'un mois, passe encore, mais après un mois à regarder une particule tourner un rond, il me semble, messieurs, que vous auriez pu mener à bien votre expérience. Nous les petits, nous les sans-grade, nous exécutons nos travaux jusqu'au bout, ce n'est pas parce que vous travaillez au CERN, messieurs, que vous pouvez vous permettre de ne pas tenir vos engagements. Vous avez laissez entendre que vous causeriez la fin du monde, et bien faites-le, soyez un peu responsable.
Pensez à toutes les personnes qui ont annulé des réservations à cause de vous. Moi-même, j'avais réservé une place à un spectacle. Je ne l'ai pas annulée parce que j'ai oublié. N'empêche, j'aurais pu l'annuler, et ç'aurait été votre faute.
Votre comportement et votre manque de sérieux vis-à-vis de la fin du monde me déçoit profondément, car je considère que la fin du monde est un sujet trop grave pour qu'on se permette ce genre d'attitude, et j'espère que la prochaine fois que quelqu'un devra s'occuper de fin du monde, ce ne sera pas vous, car votre absence de résultat n'est qu'une preuve accablante de votre triste incompétence.
En espérant avoir su vous transmettre mon impression sur votre travail, je vous prie d'agréer, messieurs, mes cordiales salutations.
Glützenbaum.
Note : je propose dès maintenant aux personnes partageant mon opinion sur cette sombre affaire de signer une pétition destinée à avoir quand même une fin du monde avant fin 2008 pour se consoler des résultats pitoyables du CERN. Prenez contact avec moi si vous êtes intéressé.
Merci de votre attention et à bientôt.
C'est la main courbée par la déception que je saisis ce clavier d'ordinateur pour vous écrire ces quelques lignes que je suis en train d'écrire. On vous connait depuis quelques temps sous l'acronyme CERN, c'est-à-dire Centre Européen de Recherche Nucléaire pour les intimes. Votre métier consiste à regarder des morceaux d'atomes, à les faire cuire, les chatouiller et les peindre en bleu pour voir comment ils réagissent, et ainsi faire avancer la science, on ne sait pas vraiment où, mais la faire avancer quand même.
Or vos expérimentations vous ont menés à une nouvelle expérience : prendre une particule, la faire courir très très vite, et ensuite en prendre une autre et la faire courir aussi vite que l'autre mais dans l'autre sens. Les deux particules se rentrent dedans et théoriquement l'énergie produite crée d'autres particules. Cependant, en pratique, il est prouvé que la collision ne crée pas de l'énergie mais la fin du monde (pour une raison qui demande des connaissances trop élevées en physique pour que quelqu'un ait une chance de la comprendre une fois dans sa vie ou simplement pour qu'il croie l'avoir comprise). Les médias, en tout cas, même s'ils n'ont pas compris pourquoi, ont très bien compris que la fin du monde était proche et l'ont écrit à plusieurs reprises en grosses lettres à la une de leurs journaux. Seulement voilà, le jour où tout le monde s'attendait à ce que tout sombrât dans le néant, il ne s'est rien passé.
On nous a alors expliqué que pour l'instant on n'avait fait courir qu'une seule particule et que l'autre ne viendrait qu'un mois après. Bon, soit. La date en question devait tomber pendant que j'étais en camp à Rome avec ma classe de latin. Je pars l'esprit léger, et quand je reviens, qu'est-ce que je constate ? Rien n'a changé, le monde est toujours là.
De qui se moque-t-on, messieurs ? Un délai d'un mois, passe encore, mais après un mois à regarder une particule tourner un rond, il me semble, messieurs, que vous auriez pu mener à bien votre expérience. Nous les petits, nous les sans-grade, nous exécutons nos travaux jusqu'au bout, ce n'est pas parce que vous travaillez au CERN, messieurs, que vous pouvez vous permettre de ne pas tenir vos engagements. Vous avez laissez entendre que vous causeriez la fin du monde, et bien faites-le, soyez un peu responsable.
Pensez à toutes les personnes qui ont annulé des réservations à cause de vous. Moi-même, j'avais réservé une place à un spectacle. Je ne l'ai pas annulée parce que j'ai oublié. N'empêche, j'aurais pu l'annuler, et ç'aurait été votre faute.
Votre comportement et votre manque de sérieux vis-à-vis de la fin du monde me déçoit profondément, car je considère que la fin du monde est un sujet trop grave pour qu'on se permette ce genre d'attitude, et j'espère que la prochaine fois que quelqu'un devra s'occuper de fin du monde, ce ne sera pas vous, car votre absence de résultat n'est qu'une preuve accablante de votre triste incompétence.
En espérant avoir su vous transmettre mon impression sur votre travail, je vous prie d'agréer, messieurs, mes cordiales salutations.
Glützenbaum.
Note : je propose dès maintenant aux personnes partageant mon opinion sur cette sombre affaire de signer une pétition destinée à avoir quand même une fin du monde avant fin 2008 pour se consoler des résultats pitoyables du CERN. Prenez contact avec moi si vous êtes intéressé.
Merci de votre attention et à bientôt.
20 septembre 2008
Roméo et Juju
Bonjour.
Cette semaine, ma troupe et moi-même avons joué pour la dernière fois Roméo et Juliette, de Cocteau d'après Chèquespire. Au bout de neuf représentations et de beaucoup de mois de répétition, je voulais juste remercier mes camarades de jeu par cette petite bande dessinée moche comme vous les aimez tant.

Voilà ! Un petit moment de nostalgie, et on repart dans autre chose, plus mûrs et plus nombreux !
À tout bientôt, sur scène ou ailleurs !
Texte et dessins : Glützenbaum
Cette semaine, ma troupe et moi-même avons joué pour la dernière fois Roméo et Juliette, de Cocteau d'après Chèquespire. Au bout de neuf représentations et de beaucoup de mois de répétition, je voulais juste remercier mes camarades de jeu par cette petite bande dessinée moche comme vous les aimez tant.
Voilà ! Un petit moment de nostalgie, et on repart dans autre chose, plus mûrs et plus nombreux !
À tout bientôt, sur scène ou ailleurs !
Texte et dessins : Glützenbaum
24 août 2008
Faire régner la paix et l'amour sur Terre
Ce n'est pas une grande révélation : les vacances sont pratiquement finies. Je relisais donc la liste des choses que je devais faire pendant ces vacances, et je tombai brusquement sur un point oublié, juste entre "construire un mausolée" et "me faire piquer mon vélomoteur" :
Faire régner la paix et l'amour dans le monde.
Zut, j'avais complètement oublié. Il ne me reste plus que cet après-midi pour faire régner la paix et l'amour dans le monde. Bon. Comme je n'aurais pas le temps de fonder une religion ou de monter un groupe de rock, je ne vois pas d'autres solutions que celle d'employer ce blog pour expliquer la Grande Vérité Qui Mettra Tout Le Monde D'Accord.
Voici les faits :
Depuis la nuit des temps, on le sait, l'homme n'a jamais pu vivre dans la paix et l'amour. De tout temps, en tout lieu, les grandes guerres et les petits conflits ont toujours ravager les terres paisibles. L'humanité n'a jamais connu l'harmonie parfaite.
Pourquoi ? C'est très simple. Depuis toujours le monde a été divisé en deux camps opposés prêt à tout pour imposer leur avis. A travers l'histoire ils se sont battus à maintes reprises pour faire régner leur vision des choses, mais jamais aucun des deux n'est parvenu à prendre le dessus. Vous avez peut-être remarqué que les batailles opposent tout le temps deux belligérants et jamais un seul. Ces belligérants sont toujours des représentants de l'un et l'autre camp.
Ces deux clans séculaires sont les suivants :
* Ceux qui pensent que Nutella est un nom masculin.
* Ceux qui pensent que Nutella est un nom féminin.
Combien de petits déjeuners se sont terminé dans le sang et les larmes après un simple "tu pourrais me passer la Nutella ?". Combien de morts, de blessés et de disparus cette terrible rivalité a-t-elle causés ?
Évidemment, les puissants de ce monde préfèrent ne pas intervenir. Par exemple dans la pub pour le produit en question, ils en parlent comme si c'était une personne ("Mes enfants, je leur donne Nutella"). Mais c'est vain, personne n'est dupe : Nutella n'est pas une personne. C'est pareil dans la Bible. Ben oui, le bouquin est censé prôner la paix et l'amour, pourtant à aucun moment on ne parle de Nutella. Pour masquer leur lâcheté ils ont étoffé avec des formules du genre "Aime ton prochain comme toi même", mais là encore tout le monde a bien vu que les vrais questions n'étaient pas abordées.
Bref, là où Jésus, Gandhi, Martin Luther King et le Grand Schtroumpf ont échoué, je vais tenter à mon tour de faire régner la paix et l'amour, par l'analyse.
Le mot Nutella vient de l'anglais nut qui signifie noisette. On le sait, en anglais les mots sont neutres. Voilà qui ne nous arrange pas.
Le suffixe -ella, quant à lui, vient de l'italien. On le retrouve dans d'autres mots tels que Stracciatella. Or -ella est un suffixe féminin (les mots en -a sont la plupart du temps féminin dans la langue de Dante). On le sait, entre le neutre et le féminin c'est le féminin qui gagne.
Nutella est donc un nom féminin. Voilà la Grande Vérité Qui Mettra Tout Le Monde D'Accord.
Le chemin vers le salut sera long, mes amis. Il faudra que ceux qui pensent que Nutella est un nom masculin acceptent leur erreur. On se heurtera encore longtemps à la phrase "ouais mais non parce que c'est un nom de marque", mais sachez qu'une fois le tunnel traversé viendra l'heure où nos efforts seront récompensés. Nous n'aurons pas œuvré en vain ! La paix et l'amour règneront sur Terre !
Voilà. Il ne me reste plus qu'à écrire une autobiographie et démontrer que le théorème de Fermat est faux, et j'aurais tout fait ce que je devais faire pendant ces vacances.
Bonne reprise.
Texte : Glützenbaum sponsorisé par Nutella
NdB : Sinon j'ai retrouvé mon vélomoteur et je me suis coupé les cheveux. Incroyable non ?
Faire régner la paix et l'amour dans le monde.
Zut, j'avais complètement oublié. Il ne me reste plus que cet après-midi pour faire régner la paix et l'amour dans le monde. Bon. Comme je n'aurais pas le temps de fonder une religion ou de monter un groupe de rock, je ne vois pas d'autres solutions que celle d'employer ce blog pour expliquer la Grande Vérité Qui Mettra Tout Le Monde D'Accord.
Voici les faits :
Depuis la nuit des temps, on le sait, l'homme n'a jamais pu vivre dans la paix et l'amour. De tout temps, en tout lieu, les grandes guerres et les petits conflits ont toujours ravager les terres paisibles. L'humanité n'a jamais connu l'harmonie parfaite.
Pourquoi ? C'est très simple. Depuis toujours le monde a été divisé en deux camps opposés prêt à tout pour imposer leur avis. A travers l'histoire ils se sont battus à maintes reprises pour faire régner leur vision des choses, mais jamais aucun des deux n'est parvenu à prendre le dessus. Vous avez peut-être remarqué que les batailles opposent tout le temps deux belligérants et jamais un seul. Ces belligérants sont toujours des représentants de l'un et l'autre camp.
Ces deux clans séculaires sont les suivants :
* Ceux qui pensent que Nutella est un nom masculin.
* Ceux qui pensent que Nutella est un nom féminin.
Combien de petits déjeuners se sont terminé dans le sang et les larmes après un simple "tu pourrais me passer la Nutella ?". Combien de morts, de blessés et de disparus cette terrible rivalité a-t-elle causés ?
Évidemment, les puissants de ce monde préfèrent ne pas intervenir. Par exemple dans la pub pour le produit en question, ils en parlent comme si c'était une personne ("Mes enfants, je leur donne Nutella"). Mais c'est vain, personne n'est dupe : Nutella n'est pas une personne. C'est pareil dans la Bible. Ben oui, le bouquin est censé prôner la paix et l'amour, pourtant à aucun moment on ne parle de Nutella. Pour masquer leur lâcheté ils ont étoffé avec des formules du genre "Aime ton prochain comme toi même", mais là encore tout le monde a bien vu que les vrais questions n'étaient pas abordées.
Bref, là où Jésus, Gandhi, Martin Luther King et le Grand Schtroumpf ont échoué, je vais tenter à mon tour de faire régner la paix et l'amour, par l'analyse.
Le mot Nutella vient de l'anglais nut qui signifie noisette. On le sait, en anglais les mots sont neutres. Voilà qui ne nous arrange pas.
Le suffixe -ella, quant à lui, vient de l'italien. On le retrouve dans d'autres mots tels que Stracciatella. Or -ella est un suffixe féminin (les mots en -a sont la plupart du temps féminin dans la langue de Dante). On le sait, entre le neutre et le féminin c'est le féminin qui gagne.
Nutella est donc un nom féminin. Voilà la Grande Vérité Qui Mettra Tout Le Monde D'Accord.
Le chemin vers le salut sera long, mes amis. Il faudra que ceux qui pensent que Nutella est un nom masculin acceptent leur erreur. On se heurtera encore longtemps à la phrase "ouais mais non parce que c'est un nom de marque", mais sachez qu'une fois le tunnel traversé viendra l'heure où nos efforts seront récompensés. Nous n'aurons pas œuvré en vain ! La paix et l'amour règneront sur Terre !
Voilà. Il ne me reste plus qu'à écrire une autobiographie et démontrer que le théorème de Fermat est faux, et j'aurais tout fait ce que je devais faire pendant ces vacances.
Bonne reprise.
Texte : Glützenbaum sponsorisé par Nutella
NdB : Sinon j'ai retrouvé mon vélomoteur et je me suis coupé les cheveux. Incroyable non ?
15 août 2008
Alunir
Bonsoir.
Laissez-moi aujourd'hui vous parler du mot "alunir" sur lequel j'étais tantôt tombé en flânant dans le dictionnaire. Je vous livre tout d'abord sa définition :
« Alunir : v.i. Se poser sur la Lune. (Terme condamné par l'Académie des Sciences et par l'Académie française, qui recommandent atterrir sur la Lune.) »
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Tout d'un coup sans prévenir les Académies décident de condamner un mot. Ce n'est pas un anglicisme, il a pas l'air méchant comme ça, conjugaison simple, usage pratique, il permet la jolie phrase "Alunissons à l'unisson !" et évite la tournure "atterrir sur la Lune" recommandée par l'Académie française mais un tantinet paradoxale à l'oreille.
Bref, au début je pensais ça :
(Dans la série "Les folles aventures de l'Académie française")

Mais en fait pas du tout ! Bon premièrement les membres de l'Académie française sont des gens sérieux contrairement à ce qui est dit dans cette bande dessinée. Ensuite il y a une raison à cette condamnation.
Le mot atterrir signifie "se poser sur la terre, sur toute surface solide" et non pas "se poser sur la Terre, la planète". Atterrir est donc à placer en opposition à amerrir qui signifie "se poser sur l'eau".
Pour cette raison, le mot "alunir" est proscrit, ainsi que toutes les variantes qu'on pourrait en tirer lors des prochaines conquêtes spatiales de l'homme (amarsir, assaturnir, aneptunir, acomètedehalleyir, etc.).
Bref, bannissez ce mot de votre vocabulaire sans quoi vous aurez des ennuis avec l'Académie française et l'Académie des Sciences ! Ils sont sans pitié pour ceux qui ne suivent pas leurs recommandations ! Je vous aurai prévenu !

Bonne nuit.
Texte : Glützenbaum avec un extrait du Larousse Illustré 2005.
Dessins : Glützenbaum avec un extrait de On a marché sur la Lune de Hergé.
À suivre !
* L'Académie française grille des marshmallows.
* L'Académie française pose pour un calendrier érotique.
Laissez-moi aujourd'hui vous parler du mot "alunir" sur lequel j'étais tantôt tombé en flânant dans le dictionnaire. Je vous livre tout d'abord sa définition :
« Alunir : v.i. Se poser sur la Lune. (Terme condamné par l'Académie des Sciences et par l'Académie française, qui recommandent atterrir sur la Lune.) »
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Tout d'un coup sans prévenir les Académies décident de condamner un mot. Ce n'est pas un anglicisme, il a pas l'air méchant comme ça, conjugaison simple, usage pratique, il permet la jolie phrase "Alunissons à l'unisson !" et évite la tournure "atterrir sur la Lune" recommandée par l'Académie française mais un tantinet paradoxale à l'oreille.
Bref, au début je pensais ça :
(Dans la série "Les folles aventures de l'Académie française")
Mais en fait pas du tout ! Bon premièrement les membres de l'Académie française sont des gens sérieux contrairement à ce qui est dit dans cette bande dessinée. Ensuite il y a une raison à cette condamnation.
Le mot atterrir signifie "se poser sur la terre, sur toute surface solide" et non pas "se poser sur la Terre, la planète". Atterrir est donc à placer en opposition à amerrir qui signifie "se poser sur l'eau".
Pour cette raison, le mot "alunir" est proscrit, ainsi que toutes les variantes qu'on pourrait en tirer lors des prochaines conquêtes spatiales de l'homme (amarsir, assaturnir, aneptunir, acomètedehalleyir, etc.).
Bref, bannissez ce mot de votre vocabulaire sans quoi vous aurez des ennuis avec l'Académie française et l'Académie des Sciences ! Ils sont sans pitié pour ceux qui ne suivent pas leurs recommandations ! Je vous aurai prévenu !
Bonne nuit.
Texte : Glützenbaum avec un extrait du Larousse Illustré 2005.
Dessins : Glützenbaum avec un extrait de On a marché sur la Lune de Hergé.
À suivre !
* L'Académie française grille des marshmallows.
* L'Académie française pose pour un calendrier érotique.
8 août 2008
Moi et Bavois
Je vous vois venir, "alors il crée un blog et après cinq malheureux messages il nous oublie".
Non, je ne vous ai pas oublié, d'ailleurs voici en exclusivité une nouvelle bande dessinée biographique romancée (très) mal dessinée comme vous les aimez. C'est à propos de ce qui m'est arrivé à la Cantonale de Bavois, il y a deux semaines (oui, je sais, ça fait des plombes que j'aurai pu mettre ce message, excusez-moi).


Texte et dessin : Glützenbaum
Avec les paroles d'une chanson de : Didier Super (voir le clip)
Ah, ami lecteur, et si d'aventure tu commentes ce message, n'oublie pas de répondre à la seule véritable question soulevée dans cette article : dois-je ou non me couper les cheveux ?
A très bientôt
Non, je ne vous ai pas oublié, d'ailleurs voici en exclusivité une nouvelle bande dessinée biographique romancée (très) mal dessinée comme vous les aimez. C'est à propos de ce qui m'est arrivé à la Cantonale de Bavois, il y a deux semaines (oui, je sais, ça fait des plombes que j'aurai pu mettre ce message, excusez-moi).
Texte et dessin : Glützenbaum
Avec les paroles d'une chanson de : Didier Super (voir le clip)
Ah, ami lecteur, et si d'aventure tu commentes ce message, n'oublie pas de répondre à la seule véritable question soulevée dans cette article : dois-je ou non me couper les cheveux ?
A très bientôt
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